
Quentin, comment te dire?
Humpf.
Humm.
Mmmh.
Ton film, même écrasé en poudre, mis en petites lignes et sniffé en rails ne parviendrait pas à pèter le cerveau de quelqu’un qui n’aurait jamais fumé une clope de sa vie.
Les gros clichés, ton “style” vu et revu, ton éternel amour de la vengeance féminine (Attends, tu nous avais pas déjà fait DEUX films de 3h chacun à ce sujet?), ta violence surexposée et inutile,un manque de subtilité évident…
Il y a peu de temps, j’ai relu “Les consolations de la philosophie” d’Alain de Botton. Au sujet de l’impopularité, De Botton se demandait pourquoi si peu de gens parviennent à remettre en question un fait admis par l’opinion générale.
Je ne suis pas différente des autres, j’ai envie qu’on m’aime. Mais là…
Quentin?
Ton film, j’ai pas aimé.
Sur un autre sujet, à côté de moi, il y avait mon amie E.
Elle couche avec un homme marié qui a des enfants.
E. , c’est la fille la plus droite que je connaisse.Enfin, que je connaissais.Elle était là, avec ses mains qui tremblaient, elle m’expliquait “lui” et “lui” et encore “lui”. Elle sait qu’il ne quittera pas sa femme pour elle mais comme c’est une fille, elle espère quand même qu’il quittera sa femme pour elle.
Ca m’a rendue triste ces yeux de folle vivante. Et là, je crois que je me suis souvenue exactement de la raison pour laquelle, pendant quelques temps, je vais continuer à “rouler sur le côté” quand on me parlera de garçons.
